Dolce Sillage : une matinée de yoga, de brunch et de parfums face à l’Atlantique

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Transparence : j’ai été invité par Sillage Parfumerie, qui m’a offert le brunch et un petit kit (casquette, serviette, gourde, ventilateur). Les impressions qui suivent sont les miennes.

Carte d’invitation Sillage Parfumerie posée sur le tote bag jaune Dolce Sillage
L’invitation, posée sur le tote bag du kit.

Samedi matin, à Dakar, une invitation qui promettait « une matinée pour reprendre son souffle » : un yoga, un brunch, puis des parfums. Dans cet ordre. Sur la carte, deux noms : Houbigant Paris et Perris Monte Carlo. Je suis arrivé en tenue de sport, comme le demandait le dress code, sans trop savoir à quoi m’attendre.

Une Méditerranée posée sur l’Atlantique

Table du brunch Dolce Sillage : tournesols, lis jaunes et chrysanthèmes bleu ciel dans une jardinière blanche, avec une bougie en forme de citron posée dans une serviette à motifs de faïence
Des tournesols, des lis et des citrons : le soleil partout.

Tout avait été pensé pour évoquer les rivages de la Méditerranée : un espace floral, des agrumes, des citrons partout. C’était beau, et cohérent avec les parfums à découvrir. Mais moi, c’est le soleil que j’ai vu partout. Dans les tournesols qui décoraient les tables, dans le nom des parfums, dans les matières qu’on nous a fait sentir. Une matinée entière placée sous la même lumière.

Le yoga avant le nez

On a commencé par bouger. Respirer. Prendre le temps. Je n’ai aucune preuve scientifique que le yoga affine l’odorat, et je ne prétendrai pas le contraire. Ce que j’ai ressenti est plus simple : un corps qu’on met en posture, un souffle qu’on ralentit, un silence qui s’installe, un peu comme dans une prière. Quand on est arrivés aux parfums, j’étais disponible, attentif, sans hâte.

Il y a une raison à cela : l’odorat est le seul de nos sens dont l’information rejoint directement le cerveau émotionnel, sans passer par le filtre du thalamus. Un parfum nous atteint avant même qu’on l’ait nommé. Mieux vaut être au calme quand il arrive.

Houbigant, 250 ans d’histoire sur une mouillette

Houbigant est l’une des plus anciennes maisons de parfum au monde. Fondée en 1775 à Paris, elle a signé en 1882 Fougère Royale, le premier grand parfum français construit sur des molécules de synthèse, à l’origine de toute la famille des fougères. En 1912, Quelques Fleurs devient le premier bouquet multi-floral. La maison a connu la gloire, puis les rayons des discounters dans les années 1990, avant de renaître sous la famille Perris. Sentir ce nom à Dakar, c’est tenir entre deux doigts l’histoire de la parfumerie moderne.

Je suis reparti avec deux échantillons, dont Oud Or. Tous les deux m’ont rappelé pourquoi j’aime tant l’oud : on y ressent la résilience immédiatement. Ce n’est pas un hasard. L’oud naît d’une blessure : l’arbre, Aquilaria, ne produit sa résine précieuse qu’après avoir été infecté par un champignon, comme une défense contre l’agression. Dans Oud Or, il s’associe à la rose, au safran, à la vanille, et au ciste labdanum, cette résine du maquis méditerranéen qu’on retrouve si souvent ailleurs.

Perris Monte Carlo, et la Riviera ligure en flacon

Perris Monte Carlo est née à Monaco en 2011, portée par Gian Luca Perris, au sein d’une famille active dans le parfum depuis 1981. Parmi les collections présentées, la Portofino Collection, inspirée de la Riviera ligure, m’a marqué. Deux parfums m’ont parlé :

  • Blu Profondo, « la plongée dans le bleu » : un accord minéral et de la bergamote en tête, du jasmin et un accord marin au cœur, de l’ambre blanc et du patchouli en fond.
  • Fiori di Mare, décrit comme la magie du coucher de soleil : pamplemousse, poivre rose et sel en poudre, puis pivoine, rose blanche et jasmin de Ligurie, sur le santal, la vanille, le musc et le patchouli.
Menu du brunch Dolce Vita avec des mouillettes annotées à la main, dont Blu Profondo et Bel Sol
Sur la table du brunch : le menu et les mouillettes.

Sur le coup, ces deux parfums m’ont fait penser à mon prochain voyage aux Philippines. J’ai projeté mon esprit dans les plus belles îles du monde, avec leurs belles fleurs et leurs odeurs magiques. C’est la parfumerie à son meilleur : un flacon qui devient un billet de voyage. Et rien d’étonnant à ce que le soleil soit revenu : une autre référence de la même collection s’appelle Bel Sole.

Autour d’une même passion

Il y avait du monde, et c’était agréable de se retrouver pour la première fois autour d’une passion commune, la parfumerie. Chacun avait son angle d’approche. Le mien est de suivre la matière du champ au flacon, en passant par l’histoire.

Ce que je garde

D’abord l’honneur d’avoir été invité, et l’hospitalité de Sillage. Ensuite la preuve qu’on peut vivre la parfumerie autrement qu’en rayon : en bougeant, en respirant, en prenant le temps. Enfin, une décision. En rentrant, je suis reparti avec Purpose 50 d’Amouage, une maison que Sillage distribue à Dakar, et c’est autour d’Amouage que je vais désormais construire ma collection, flacon après flacon.

Tote bag Dolce Sillage et boîte du ventilateur reçus dans le kit
Le kit reçu : tote bag, ventilateur, casquette, serviette et gourde.

NDIYAM Scent — bien se parfumer, partout, sans jamais envahir personne.

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